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Plus d’un jeune cadre sur deux a changé de travail en 2018

Plus d’un jeune cadre sur deux a changé de travail en 2018

L’Apec a dévoilé ce mercredi son baromètre annuel sur la mobilité des cadres. L’âge est un facteur déterminant : plus les cadres sont jeunes, plus ils sont mobiles.S

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22 % des cadres de moins de 30 ans ont changé d’entreprise l’année dernière.

AFP Publié à 16h42

Malgré un tassement en 2013, la mobilité des cadres, externe comme interne, est en hausse depuis dix ans. C’est ce que révèle  le baromètre annuel publié par l’Apec ce mercredi : 30 % des cadres interrogés ont changé de situation professionnelle en 2018. Soit 6 points de plus qu’en 2009. Si les femmes sont aussi mobiles que les hommes, l’âge constitue un facteur déterminant : un peu plus de la moitié des moins de 30 ans ont changé d’air professionnellement, contre seulement 18 % des plus de 50 ans.

Selon Pierre Lamblin, directeur des études à l’Apec, cela s’explique notamment par les tendances et les opportunités qui se présentent sur le marché. « La majorité des recrutements s’adressent à des profils ayant entre un et dix ans d’expérience. Ils constituent 60 % des intentions de recrutement contre 5 % des seniors », analyse-t-il.

L’écart se creuse si l’on considère uniquement la mobilité externe : 22 % des moins de 30 ans ont changé d’entreprise l’année dernière contre 4 % des cadres seniors. « Chez les jeunes il n’existe plus cette loyauté envers leur employeur, on aspire moins à faire carrière dans une seule entreprise. Cela peut exister, mais ce n’est plus le modèle dominant », poursuit Pierre Lamblin.

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Bien que l’écart soit moins important, les mobilités internes n’échappent pas à cette tendance : 32 % des moins de 30 ans ont connu une mobilité interne (changement de poste ou autre), contre 14 % de leurs aînés.

Promotion hiérarchique

A noter que les mobilités s’expliquent souvent par des évolutions professionnelles et une progression des responsabilités. « Ce qui motive les jeunes cadres dans le changement d’entreprise ou de poste, c’est avant tout la prise de responsabilité, mais aussi l’envie de découvrir de nouveaux horizons ainsi que des salaires plus attractifs », observe le directeur des études de l’Apec. D’ailleurs, dans près de la moitié des cas, les mobilités (internes mais aussi externes) correspondent à une promotion hiérarchique.

Cependant, quel que soit l’âge, les seules intentions de changer de poste ou d’entreprise sont beaucoup plus fortes que les mobilités effectives. Si plus de la moitié des moins de 30 ans ont changé de job, ils sont 82 % à en avoir exprimé l’envie – contre 47 % des 50 ans ou plus).

Celia Sommer